Plutôt rares désormais en Côte de Beaune, nos parcelles de Gamay ont été plantées il y a plus de 70 ans. L’une se situe à l’extrémité de la combe d’Auxey Duresses sur le climat Les Fontaines de Moules. L’autre parcelle est implantée sur les bas de Meursault.
La robe évoque la cerise burlat. Le nez, très fruité, fait apparaître des notes de fraise et cerise avec un fond légèrement épicé. La bouche est fraîche et croquante en attaque et possède des tanins harmonieux et bien fondus. Question typicité, ce vin peut faire penser à un cru du Beaujolais type Moulin à Vent. On peut le consommer dès sa prime jeunesse mais il faut aussi savoir qu’en le laissant vieillir, il va finir par « pinoter » c’est-à-dire ressembler à un pinot noir.
A consommer dès sa prime jeunesse mais avec une aptitude à la garde.
Servir à 14 – 15°C pour sa plus belle expression.
Très plaisant, fruité, croquant, nous avons l’habitude de le nommer « vin de copains » au sens le plus sympathique du terme…. A placer donc sur des moments de convivialité et d’amitié « sans chichi » : apéritifs, mâchons, raclettes, fondues, etc…
Après 2021, 2022 est l’année que tout le monde espérait. En effet la météo a été clémente et nous a donné une magnifique qualité de vendange.
Le débourrement tardif a permis de protéger le vignoble du gel printanier. La vigne a su tirer le meilleur d’un été chaud et ensoleillé avec tout juste suffisamment de pluie pour conserver une superbe harmonie entre le fruit et la vivacité.
Ce millésime laisse pleinement les terroirs s’exprimer à travers chaque appellation tout en s’annonçant comme étant de garde.
Les blancs sont pleins avec une attaque ample et gourmande mais conservent une finale fraiche et minérale. Les rouges sont profonds et racés mais fruités avec des tanins mûrs. 2022 se promet déjà à un bel avenir.
Le millésime 2021 tranche avec les deux précédents, en effet il se caractérise par une année de pluie homogène, un ensoleillement normal mais principalement présent au printemps et à l’automne et des températures de saison toute l’année. 2021 se définit surtout par plusieurs épisodes de gel importants intensifié par une forte hydrométrie. Il en résulte une faible récolte mais des Bourgognes classiques et équilibrés.
A l’inverse de 2019, le statut hydrique du début de campagne est satisfaisant, sauvant l’année qui connait un déficit hydrique de 200 mm. Le cocktail températures élevées et ensoleillement exceptionnel explique clairement la très grande précocité de ce millésime. Les gelées de mars n’auront impacté que les jeunes vignes en raison la sècheresse du millésime. Les 2020 sont structurés et puissants avec des tanins soyeux, grandes qualités des vins de garde.
Le millésime 2019 se caractérise par une saison estivale globalement sèche, avec des pluies très hétérogènes mais aussi un fort ensoleillement. La moyenne de température est en hausse de 2.7° par rapport aux normales de saison. Le stade végétatif a d’abord commencé lentement puis s’est rapidement accéléré. On parle de millésime solaire ; les vins ont de la matière, ils sont mures et charmeurs.